CAF Pays d'Oisans - Ressources    

CAF Pays d'Oisans - Lac Fourchu - massif du Taillefer
  
  
 Récits
   
 
  Pic gény arête Est et traversée des burlans - La bérarde
 
  Traversée des burlans ; pic gény, arête Est. La réédition d’une sortie organisée en 2011 (traversée des burlans, tête du rouget, voie des plaques – cf récit de juillet 2011) qui s’était déroulée de manière tellement chaotique tant le temps n’avait pas voulu être de la partie. Souvenir, souvenir quand tu nous tiens….
Donc, proposition aux cafistes Uissans de participer à ce programme alléchant mais exigeant.
4 répondent positivement à cet appel.
Notre équipe est donc constituée 4 + Boris. Boris qui avait déjà été notre guide lors de la sortie de 2011. Mémoire, mémoire quand tu nous tiens.
Préparatif, réservation du refuge, lieu et heure de départ fixés, tout baigne.
La veille, une « défection gastro-entéritique » nous fait réduire la voilure, nous passons à 3.
Les étages, 5h30, nous partons sous un ciel couvert alors que météociel avait annoncé un beau soleil dès le petit matin. Boris part sur les chapeaux de roue, « la route est longue et la pente est forte ». Très vite, l’un de nos compagnons à court de forme décroche. Et, il faut se rendre à l’évidence, il lui faut renoncer et repartir vers Bourg d’Oisans. On peut dire que la défection n'est « ni méta, ni pata, mais simplement physique ».  N’étant encore que sur le chemin de randonnée donnant accès à l’arête, il peut redescendre vers la Bérarde où la voiture l’attend pour repartir sur Bourg d’Oisans. La voilure se réduit encore, nous passons à 2. A ce moment, cela me rappelle l’histoire des 10 petits nègres d’agatha Christie. Serai-je le suivant ou sera-ce mon homonyme « K » ? Revenons à du concret, consigne est donné de contacter le refuge pour signaler cette réduction de voilure mais également de s’assurer que le retour sur Bourg d’Oisans s’est déroulé sans encombre.
Très vite nous atteignons le pied de l’arête, on allège le sac et on s’alourdit, encordement et progression corde tendue. Beaucoup de becquets pour sécuriser notre progression, pas assez nous dira « K » même si de temps à autres sur les passages plus délicats, une sangle venait nous rassurer. Malgré les affirmations de « C » que le beau temps annoncé par météociel arrivait, le pic gény persistait à se cacher sous de vilains nuages et « K » de dire que les vilains nuages couvraient le ciel dans son entier…..
La prise d’altitude nous permettait de découvrir la réalité du réchauffement climatique en constatant ce qu’il restait des glaciers de l’aréna et du plaret, une tristesse.
Une progression rapide sur un rocher d’excellente qualité ponctuée de quelques arrêts pour nourrir le coprs de « K » et nous arrivons au sommet vers 12h30. Et là, et là, le ciel lentement se découvre pour nous faire admirer un magnifique panorama. Nous nous restaurons puis « K» tente de trouver un rocher douillet pour sommer.
Mais la descente nous attend et il ne faut pas trop chômer.
Et là l’envers du décor, un rocher pourri constitué de piles d’assiettes nous obligent à une attention de tous les instants. L’expérience de Boris nous permet de trouver le meilleur cheminement y compris les 2 rappels pour nous retrouver sur le pierrier. Il nous reste alors à continuer sur des rochers mal stabilisés, de la moraine ou des bouts de sentier pour atteindre après 10 heures le refuge du soreiller.
Accueil et repas au top, une nuit pas trop réparatrice à cause d’un ronfleur et nous nous retrouvons pour le ptitdéj vers 6h.
Ciel dégagé, la traversée des burlans ne sera pas la réédition de Juillet 2011. Remarquons tout de même que la destination est exotique car parmi toutes les cordées du refuge, nous sommes les seuls à avoir opté pour les burlans, Souvenir, souvenir quant tu nous tiens….
La marche d’approche est courte mais pour autant délicate car l’absence de neige a découvert des pierriers instables et de la moraine dans laquelle chaque avancée est un combat. On arrive sur une brèche à proximité du col des burlans qui nous permet de gagner l’arête. Là, on est vite dans le bain, piles d’assiettes qui ne sont jamais nettoyées compte tenu de l’absence de passage. Il faut donc faire le ménage d’autant que nous savons qu’il faudra revenir par ce chemin.
Sur l’arête, le rocher devient meilleur et le parcours est de toute beauté. La progression reste malgré tout lente car la recherche de génépy entreprise par Boris et l’entrelacs des roches complexifient le cheminement.  Pourtant l’expérience de Boris se révèle  à nouveau précieuse dans les choix du parcours. Nous arrivons sur  la pointe des burlans qui sera notre destination finale car  tous les topos sont unanimes à dire qu’il n’y a que des descentes hasardeuses. La sagesse et les conditions météorologiques changeantes (vent de plus en plus violent, ciel s’ennuageant) nous font repartir dans l’autre sens.
 Le cheminement paraît plus évident et nous nous retrouvons assez vite en bas de la brèche. On repère un petit morceau de sable fin morainique pour prendre notre casse-croute bien mérité. Il est 13h00. « K » s’enfile 1/4 de ses besoins caloriques journaliers sous la forme d’un paquet de cacahuètes. Il est vrai qu’on a un peu participé. Un petit somme ponctue ce repas.
Retour au refuge. Un petit remontant et l’on est reparti pour la descente sur les étages qui se fait au pas de course. Apparemment, il nous en fallait un peu plus pour nous fatiguer.
 

CAF Pays d'Oisans, section Oisans du club Alpin Français
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